Orazio Puglisi

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Palestine

Image d’en-tête : Jérusalem, le Dôme du Rocher, photochrome de la fin du XIXe siècle, Library of Congress (Wikimedia Commons, Public domain)

L’art en Palestine : de la mosaïque de Jéricho à l’école de Jérusalem

Au cœur de la Terre sainte, la Palestine conserve quelques-uns des plus beaux monuments de l’art islamique et chrétien : le Dôme du Rocher à Jérusalem, le plus ancien grand monument de l’islam, la basilique de la Nativité à Bethléem, et la mosaïque de l’« arbre de vie » du Palais de Hisham à Jéricho. Au XIXe siècle s’y développe une école de peinture d’icônes, et au XXe siècle naît une peinture palestinienne moderne.

Arbre de vie, palais de Hisham
La mosaïque de l’« arbre de vie », palais de Hisham, Jéricho, vers 743 (Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0)

Le Dôme du Rocher

Mosaïques du Dôme du Rocher
Mosaïques intérieures du Dôme du Rocher, fin du VIIe siècle (Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0)

Achevé en 691-692 sous le calife Abd al-Malik, le Dôme du Rocher abrite sous sa coupole dorée un décor de mosaïques à fond d’or : vases, rinceaux de vigne, joyaux et couronnes, d’inspiration byzantine et sassanide, avec la plus ancienne inscription coranique monumentale. Son extérieur fut revêtu de céramiques bleues sous Soliman le Magnifique au XVIe siècle.

Le palais de Hisham à Jéricho

Construit vers 743 pour le calife omeyyade Hisham, le palais de Khirbat al-Mafjar, près de Jéricho, possédait de vastes bains pavés de mosaïques. La plus célèbre, dans le salon de réception, montre un arbre fruitier : d’un côté, un lion attaque une gazelle, de l’autre deux gazelles broutent paisiblement. Une allégorie de la guerre et de la paix, et l’une des plus belles mosaïques du monde.

L’école de Jérusalem et la peinture d’icônes

Aux XVIIIe et XIXe siècles, des peintres arabes chrétiens de Jérusalem, comme Hanna al-Qudsi, Mikhail Muhanna et Nicola Saig (1863-1942), peignent des icônes pour les églises orthodoxes, puis des portraits et des sujets profanes : c’est la naissance de la peinture palestinienne de chevalet. Plus tard, Daoud Zalatimo et Khalil Halaby prolongent cette tradition.

Les orientalistes

Gustav Bauernfeind, Jérusalem
Gustav Bauernfeind, Jérusalem vue du mont des Oliviers (Wikimedia Commons, Public domain)

Le décor de Jérusalem et des lieux saints a été peint par de nombreux orientalistes, comme l’Allemand Gustav Bauernfeind, installé à Jérusalem où il mourut en 1904, et l’Écossais David Roberts.

La peinture palestinienne moderne

Gustav Bauernfeind
Gustav Bauernfeind, À l’entrée du Temple (Wikimedia Commons, Public domain)

Après 1948, l’art palestinien se développe en exil et dans les territoires : Ismail Shammout, Tamam al-Akhal, Sliman Mansour et Mona Hatoum en sont des figures majeures. Ces œuvres ne sont pas encore dans le domaine public.

Les grands artistes

Chronologie

  • vers 330 — Basilique de la Nativité à Bethléem
  • 691-692 — Dôme du Rocher
  • vers 743 — Palais de Hisham à Jéricho
  • 1545-1552 — Revêtement de céramiques du Dôme sous Soliman
  • XVIIIe-XIXe s. — École d’icônes de Jérusalem
  • 2012 — La basilique de la Nativité au patrimoine mondial

Galerie

Arbre de vie
Mosaïque de l’arbre de vie, détail (Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0)
Dôme du Rocher
Dôme du Rocher, décor intérieur (Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0)
David Roberts, Jérusalem
David Roberts, Jérusalem (Wikimedia Commons, Public domain)
David Roberts
David Roberts, lithographie, 1840 (Wikimedia Commons, Public domain)

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