Orazio Puglisi

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Egypte

Image d’en-tête : Le grand temple de Ramsès II à Abou Simbel, XIIIe siècle av. J.-C., patrimoine mondial de l’UNESCO (Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0)

L’Égypte africaine : du Nil à la Nubie

L’Égypte est le pont entre l’Afrique et le Moyen-Orient. Cette page présente son versant africain : la vallée du Nil jusqu’à la Nubie, les temples d’Abou Simbel et de Philæ, le Livre des morts, les tombeaux des artisans de Deir el-Medina et les fresques chrétiennes de Nubie. Pour l’histoire complète de la peinture égyptienne, des Oies de Meïdoum au XXe siècle, voir notre grande page La peinture en Égypte.

David Roberts, Abou Simbel
David Roberts, La Salle hypostyle du grand temple d’Abou Simbel, lithographie, 1849 (Wikimedia Commons, Public domain)

Abou Simbel et le sauvetage de la Nubie

Taillés dans la falaise vers 1260 av. J.-C., les deux temples d’Abou Simbel célèbrent Ramsès II et son épouse Néfertari. Menacés par la montée des eaux du lac Nasser, ils furent découpés en plus de mille blocs et remontés plus haut entre 1964 et 1968, lors d’une campagne internationale de l’UNESCO qui sauva aussi le temple de Philae, dédié à la déesse Isis.

Les tombeaux des artisans de Deir el-Medina

Tombeau de Sennedjem
Tombeau de Sennedjem, Deir el-Medina, vers 1250 av. J.-C. (Wikimedia Commons, CC0)

Les peintres et sculpteurs qui décoraient les tombes royales de la Vallée des Rois vivaient dans le village de Deir el-Medina. Pour eux-mêmes, ils ont peint de petits tombeaux d’une fraîcheur exceptionnelle, comme celui de Sennedjem (vers 1250 av. J.-C.), où le défunt et son épouse labourent les champs paradisiaques d’Ialou.

Le Livre des morts

Livre des morts de Hunefer
Papyrus de Hunefer, Livre des morts, vers 1300 av. J.-C., British Museum (Wikimedia Commons, Public domain)

Recueil de formules pour guider le défunt dans l’au-delà, le Livre des morts était peint sur des rouleaux de papyrus. Le papyrus de Hunefer (vers 1300 av. J.-C., British Museum) montre la célèbre « pesée du cœur » : le cœur du défunt est pesé contre la plume de Maât, déesse de la vérité, sous le regard d’Anubis et de Thot.

Philae et la Nubie chrétienne

Temple d'Isis à Philae
Le temple d’Isis à Philae (Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0)

Le temple d’Isis à Philae fut le dernier sanctuaire païen d’Égypte, fermé vers 537 ; des croix coptes y furent ensuite gravées. Plus au sud, la cathédrale de Faras, en Nubie, a livré des fresques chrétiennes des VIIIe-XIVe siècles, sauvées lors de la campagne de l’UNESCO et conservées à Varsovie et à Khartoum.

Les grands artistes

  • Les peintres de Deir el-Medina (Nouvel Empire)
  • Les scribes et peintres du Livre des morts
  • Les fresquistes de Faras (VIIIe-XIVe siècle)
  • David Roberts (1796-1864)

Chronologie

  • vers 1260 av. J.-C. — Temples d’Abou Simbel
  • vers 1300 av. J.-C. — Papyrus de Hunefer
  • vers 537 — Fermeture du temple de Philae
  • VIIIe-XIVe s. — Fresques de Faras
  • 1960-1980 — Campagne de sauvetage des monuments de Nubie
  • 1979 — Monuments de Nubie au patrimoine mondial

Galerie

Peinture nubienne
Fresque nubienne (Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0)
Temple de Néfertari
Temple de Néfertari, Abou Simbel (Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0)
David Roberts, Abou Simbel
David Roberts, Abou Simbel (Wikimedia Commons, Public domain)
Tombeau de Sennedjem
Plafond du tombeau de Sennedjem (Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0)
Hunefer
Fac-similé du papyrus de Hunefer (Wikimedia Commons, CC BY 4.0)
Philae, croix copte
Croix copte gravée au temple de Philae (Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0)
Peinture nubienne
Fresque nubienne (Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0)

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