Orazio Puglisi

Le beau ! Quoi d'autre ?

Temple Grignan 29 Mai 2026

Temple Grignan

 

Merci à Jacques et son épouse Claude pour nous informer à chaque fois de ces magnifiques rencontres musicales !

Ensemble musical Méditerranéen 

 

L’ensemble Mediterràn est constitué de Laetitia Catier (chant), Marie-Pierre Begot (Percussions,chant), Mehdi Samaï (oud, guitarebouzouki), Sara Cailloux-Lamorinière (contrebasse), Fabrice Vernete (violons, Eru, vielle, kamenché), Moneim Brini (clarinettes, percussions orientales).

L’ensemble musical Mediterràn a pris sa source au cœur du bassin de Valence. Un désir partagé par des enseignant(e)/musicien(ne)s de Drôme de jouer et d’arpenter ensemble un bout de chemin musical.

Les expériences musicales diverses et variées, l’intérêt porté sur la transmission, la tradition et sa reformulation, constituent la matrice de ce projet.

Cet ensemble articule son projet autour de trois axes :

  • Se produire en concerts,
  • Élaborer des spectacles dont les composantes sont la musique, des textes donnés, une mise en scène, à l’avenir de la danse……
  • Proposer des projets pédagogiques avec des écoles de musique et des classes de l’enseignement général autour des musiques, des cultures du bassin méditerranéen.

Méditerràn tisse des liens et fait dialoguer différentes cultures musicales de la Méditerranée.

 

Le temple Grignan est un lieu de culte protestant situé 15 rue Grignan, dans le quartier du Vieux-Port de Marseille. La paroisse est membre de l’Église protestante unie de France.

Des cultes y sont célébrés chaque dimanche à 10h30[1]. S’y déroulent aussi de nombreux concerts, conférences et autres activités culturelles.

Mozart Te deum

 

« Dove sona i bel momenti » Air de la Comtesse

Extrait des Noces de Figaro

Holst Psaume 148

 

 

Holst Psaume 86

 

Sicut Cervus

GP Palestrina

 

F.MENDELSSOHN

Psaume 42

 

 

Philippe L’Orsa

Corniste, Chef de choeur et d’orchestre

Médaille d’or et Premier Prix d’excellence à l’unanimité en 2003 et 2004 au CRR de Rueil-Malmaison. Philippe l’Orsa est lauréat en 2008 du CNSMP en classe de cor auprès d’André Cazalet. Cette même année il gagne le 3ème Prix au Concours International de Quintette à vents Henri Tomasi puis en 2010 le Diplôme d’Etat de professeur de cor. Il multiplie ses expériences en tant que soliste et chambriste et travaille en tant que musiciens d’orchestre tels que : l’Orchestre Symphonique de Vichy, de Clermont-Ferrand, des Nuits Lyriques de Bastia, de Limoges, de l’Opéra de Paris…Il est actuellement corniste à l’Orchestre Philharmonique de l’Opéra de Marseille depuis 2008 et chef de Choeur Provence Languedoc depuis juin 2014.

 

 

Stéphanie Portelli

Soprano

 

 

 

Stéphanie obtient le 1er Prix ainsi que le Prix de Perfectionnement en Chant Lyrique et en Art Lyrique au Conservatoire de Marseille, après des études de piano et un Master International. Elle est remarquée par Elisabeth Vidal, qui l’invite à se produire dans plusieurs concerts.

Soprano au timbre riche et chaleureux, Stéphanie se produit sur de nombreuses scènes et dans divers festivals. Elle interprète des rôles d’opéra tels que Micaëla dans Carmen, Pamina dans La Flûte enchantée, Musette dans La Bohème, ainsi que des rôles d’opérette comme Maria-Luisa dans La Belle de Cadix ou Gabrielle dans Quatre jours à Paris.

Parallèlement à la scène lyrique, elle donne de nombreux récitals avec orchestre et piano, consacrés principalement aux grands airs d’opéra de Puccini, Verdi, Mozart et Bellini, mais aussi à l’opérette, à l’oratorio et à la mélodie. Elle a notamment été soliste dans les Vêpres solennelles d’un confesseur de Mozart, le Stabat Mater de Caldara, Exsultate, jubilate de Mozart, le Salve Regina de Schubert, le Requiem de Fauré.

Curieuse d’explorer d’autres univers musicaux, Stéphanie participe également à un spectacle consacré au groupe Queen, dans lequel elle interprète les célèbres duos de Montserrat Caballé et Freddie Mercury dans plusieurs Palais des Congrès en France ainsi qu’au Théâtre de Verdure de Nice. Elle interprète également des extraits de comédies musicales à Liège.

Après avoir remporté le 1er Prix de Chant au Prix d’Europe de Neuilly, Stéphanie est invitée à se produire en tournée en Chine.

Stéphanie se produit régulièrement au Festival Lyrique de Salon-de-Provence ainsi qu’aux Journées du Patrimoine de Salon-de-Provence

 

 

 

 

 

 

Histoire 

En 1532, les Vaudois du Luberon adhèrent à la Réforme protestante. En 1545, le président du Parlement d’Aix Jean Maynier organise une expédition punitive, et les protestants sont massacrés, envoyés aux galères à Marseille, à l’arsenal des galères dans l’actuel cours Honoré-d’Estienne-d’Orves, ou emprisonnés au château d’If. L’Église est dressée en 1559 par un pasteur de Genève, comme le signale une plaque commémorative apposée lors du troisième jubilé séculaire le , avec comme citation « L’Éternel nous a secourus jusqu’ici » I Samuel VII, 12.

À la fin du XVIIIe siècle, les protestants marseillais émergent de la clandestinité. Avec des marchands étrangers et des expatriés suisses, ils font célébrer des cultes dans les consulats étrangers, en particulier ceux du Royaume-Uni et des Pays-Bas. Vers 1780, ils célèbrent leur culte chemin de Malaval. Les pasteurs Paul Rabaut et Jacques Antoine Rabaut-Pommier se succèdent auprès de la communauté. En 1792, un local est brièvement aménagé rue du Tapis-Vert, puis en 1801 est louée la salle du Vieux-Concert au 10 rue Venture[2],[3],[4],[5].

En 1803, dans le cadre des articles organiques du Régime concordataire français, le Premier consul Napoléon Bonaparte reconnaît le Consistoire de l’Église réformée de Marseille. Une subvention est demandée au préfet en 1919 et, en , la communauté achète un terrain à proximité de l’ancienne salle. Une aile de l’ancien hôtel du négociant Jean Payan, situé rue Grignan, est achetée. Il est à l’emplacement de l’ancien hôtel de Foresta-Collonge, où avait logé le comte de Grignan, époux de Françoise de Sévigné, fille de la marquise de Sévigné. Les plans sont dessinés suivant les indications de l’architecte en chef du département, Michel-Robert Penchaud, qui a également construit l’arc de triomphe de la porte d’Aix et l’hôpital Caroline. Ils comprennent une école gratuite ouverte à tous, à une époque où l’enseignement est géré par l’Église catholique. Après quatorze mois de travaux, le culte d’inauguration a lieu le [6]. C’est le premier édifice religieux non-catholique bâti à Marseille[7]. La presse de l’époque surnomme la rue Grignan la « rue de la Tolérance », parce qu’elle accueille alors une église catholique, le temple protestant et la grande synagogue de Marseille.

En 1868, l’architecte Henri-Jacques Espérandieu fait construire un étage de tribunes supplémentaire. En 1880, la tribune de l’orgue est agrandie. L’année suivante du 18 au , le temple accueille le « Deuxième synode général officieux de l’Église réformée de France » commémoré par une plaque monumentale sur un mur de la nef. En 1883 est édifié le temple Menpenti, au 2 rue Roger-Brun – il est détruit en 2015[8]. En 1890 est édifié un nouveau temple au 15 rue Bel-Air – aujourd’hui désaffecté.

Après la Première Guerre mondiale, deux plaques commémoratives sont installées dans le temple Grignan. La liste des soldats morts est accompagnée de deux versets « Les vaillants sont tombés dans la bataille » II Samuel I, 19 et « Ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort. » Apocalypse XII, 11.

Le  est inauguré le temple protestant de la rue de Tilsit – il est revendu en [8].

Temples réformés du centre de Marseille.
En rouge, temple Grignan
En bleu, temple Marseille-Provence
En jaune, anciens temples.

En 1954 est construit un nouveau temple, Marseille-Provence, au 29 boulevard Françoise-Duparc dans le 4e arrondissement[9]. Dans les années 1980 est développée une nouvelle communauté dans les quartiers nord, Terre Nouvelle, au 68 chemin des Baumillon dans le 15e arrondissement[10]. Un autre temple est édifié au sud, au 8 boulevard Magnan 9e arrondissement[11]. Avec le temple d’Aubagne (inauguré en 1958)[12], celui de La Ciotat[13] et la Fraternité Belle-de-Mai de la Mission populaire évangélique dans le 3e arrondissement, ces Églises forment le Consistoire Arc-Phocéen de l’EPUdF[14].

Un nouvel orgue est installé au temple Grignan en 1982. En 2008, au rez-de-chaussée du bâtiment voisin est créé le Parvis du protestantisme, lieu d’accueil, de dialogue et de témoignage, ouvert sur la ville[15]. Le temple de Grignan est rénové en 2011-2012.

 

© 2026 Orazio Puglisi

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