L’Âge du cuivre, caractérisé par l’apparition d’éléments de cuivre et de céramiques peintes en Susiane (Sud-ouest de l’Iran, sur le territoire de l’actuel Khouzistan) et à Sialk (centre de l’Iran), s’étend en Iran tout au long du IVe millénaire av. J.-C., comme le montrent des restes archéologiques parmi lesquels on trouve des céramiques ayant des formes animales ou abstraites de grande qualité ; certaines de ces pièces avaient apparemment un usage rituel. Les routes commerciales s’étendent à cette époque et des installations urbaines commencent à surgir, dans un processus régional qui se déroule entre l’Anatolie, la Mésopotamie, le Complexe archéologique bactro-margien et la civilisation de la vallée de l’Indus.
Les archéologues commencent à peine à connaître les origines des civilisations installées sur cette terre comme la civilisation de Jiroft datant d’il y a 5 000 ans. Elle est voisine de la civilisation proto-élamite, centrée sur Anshan (Tell-e Malyan), actuellement dans le Fars, dont l’écriture particulière (peut-être attribuable en fait à la civilisation de Jiroft) est attestée à Tepe Yahya dans le Fars[5], Tepe Sialk, Tepe Ozbaki (près de Téhéran), et même à Shahr-e Sokhteh dans le Séistan.
Les Sumériens sont aussi opposés au royaume d’Aratta, qui apparaît dans plusieurs légendes mettant en scène les rois d’Uruk, préfigurant les conflits des périodes historiques entre l’Élam et les royaumes mésopotamiens.