Orazio Puglisi

Le beau ! Quoi d'autre ?

Place de la concorde

La place de la Concorde (initialement « place Louis XV »), qui s’étend sur 7,56 hectares, est la plus grande place de Paris. Elle est située dans le 8e arrondissement.

Elle est, avec la place des Vosges, la place Dauphine, la place des Victoires et la place Vendôme, l’une des cinq places royales parisiennes.

Elle a la spécificité d’avoir connu de nombreux changements de nom, en fonction des événements politiques majeurs traversés par la France, s’appelant successivement : place Louis-XV, place de la Révolution, place de la Concorde, place Louis-XVI (1826-1830) et, de 1830 jusqu’à nos jours, de nouveau place de la Concorde.

 

Cet ensemble monumental est, au point de vue de l’aménagement urbain, la plus importante création du siècle des Lumières dans la capitale. Il exprime un moment privilégié dans l’évolution du goût français : celui qui voit, vers le milieu du xviiie siècle, le déclin du style rocaille et la naissance d’un nouveau classicisme dont Ange-Jacques Gabriel, son architecte, et Edmé Bouchardon, le sculpteur de la statue équestre de Louis XV érigée au centre de la place et détruite à la Révolution, sont parmi les pionniers.

 

Sa dénomination a changé de nombreuses fois, traduisant l’instabilité des régimes politiques de la France depuis 1789 et une série d’événements joyeux, tragiques ou glorieux, certains d’une grande portée historique, qui se sont déroulés sur son sol. Elle s’est appelée « place Louis XV », puis « place de la Révolution » après le 10 août 1792, « place de la Concorde » sous le Directoire, le Consulat et l’Empire, à nouveau « place Louis XV » puis « place Louis XVI » sous la Restauration, « place de la Charte » en 1830, pour reprendre enfin sous la monarchie de Juillet le nom de « place de la Concorde » ; de même, les monuments qui ont orné ou auraient dû orner son centre : statue équestre de Louis XV, statue de la Liberté, statue de Louis XVI, obélisque de Louxor.

Les aménagements, modestes sous la Révolution (installation des chevaux de Marly en 1794), ont été importants sous la monarchie de Juillet (en 1836, érection de l’obélisque, travaux d’embellissement de Hittorff : les deux fontaines, les statues des huit principales villes de France (les huit « matrones » vêtues à la grecque et couronnées de tours, leurs socles logeant des fonctionnaires et leur famille en attendant l’érection des statues1, les lampadaires et les colonnes rostrales). Le Second Empire bouleversa la physionomie de la place : sur ordre de l’empereur, les jardins bas de Gabriel seront supprimés pour améliorer la circulation, contre l’avis du baron Haussmann qui déplorera cette mesure dans ses mémoires2. Le dernier aménagement sur le plan de l’architecture a été en 1931 la disparition de l’hôtel Grimod de La Reynière, construit en 1775 dans le respect de l’ordonnance de Gabriel, mais défiguré au fil du temps par des adjonctions successives, et son remplacement par l’ambassade des États-Unis dans le respect du projet originel. Depuis 1937, aucun changement notable ne peut plus affecter la place qui est classée dans son ensemble. Signalons un dernier embellissement en 1998, à l’initiative de l’égyptologue Christiane Desroches Noblecourt, la mise en place du pyramidion doré de l’obélisque.

Un grand défilé militaire a eu lieu aux Champs Elysées devant le lieutenant-général Schaumburg Commandant du Grand Paris.
N.P.M.: les chars débouchant Place de la Concorde à la fin du défilé.

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