Orazio Puglisi

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L’art du Sumo

Le sumo (相撲sumō?littéralement « se frapper mutuellement ») est un sport de lutte japonais. Le combat sumo se caractérise par le gabarit des lutteurs ainsi que par les nombreux rites traditionnels qui entourent les combats, et consiste en deux règles simples : les lutteurs ne doivent pas sortir du cercle (dohyō), ni toucher le sol avec une autre partie du corps que la plante des pieds. Ce sport reste populaire au Japon, même si le baseball et le football le détrônent désormais, notamment chez les jeunes.

Le sumo fut mentionné pour la première fois en 712 dans le Kojiki (古事記?), « Chroniques des faits anciens », premier livre d’écriture japonais (alors en langue japonaise mais en écriture chinoise)[1]. Le premier rouleau du Kojiki relate la victoire de Takemikazuchi contre Takeminakata (ja), deux dieux anciens lors d’un combat de sumo. C’est ainsi que le peuple mené par Takemikazuchi obtint la possession des îles japonaises et que fut fondée la famille impériale dont est issu l’actuel empereur[2]. Le Nihon Shoki (720) rapporte lui le combat qui aurait eu lieu lors du règne de l’empereur Suinin (-29 – 70) entre Nomi-no-Sukune et Taima-no-Kuehaya, considéré comme l’origine du sumo et du ju-jitsu. Nomi-no-Sukune est aujourd’hui considéré comme le saint patron ou kami des lutteurs de sumo, et est notamment vénéré dans un sanctuaire shinto homonyme de Ryōgoku, quartier des sumos à Tokyo.

Mis à part ces légendes, il semble que les combats sumo soient apparus il y a près de 1 500 ans, sous forme de rituels religieux shinto : des combats sumo ainsi que des danses et du théâtre étaient dédiés aux dieux (kami) en même temps que des prières pour obtenir de bonnes récoltes[2].

D’autres anciennes luttes asiatiques telles que la lutte mongole, le shuai jiao chinois et le ssirum coréen auraient également pu avoir une influence.

Au VIIIe siècle (époque de Nara), les combats sumo sont introduits dans les cérémonies de la Cour Impériale appelées sechie (節会?), sous le nom de sechie-zumo (節会相撲?) ou sumai-sechie (相撲節会?se lit également sumahi-sechie). Des tournois annuels sont organisés, accompagnés de musique et de danses auxquelles participent les combattants victorieux. Les combats de l’époque, qui mélangent boxe et lutte et qui autorisent presque tous les coups, restent très éloignés des combats de sumo actuels. Cependant, sous l’influence de la Cour Impériale, des règles furent progressivement formulées, des techniques furent développées et le combat sumo devint proche de ce qu’il est actuellement[2].

Sumo l’équilibre absolu

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