Image d’en-tête : Le Morne Brabant, île Maurice, patrimoine mondial de l’UNESCO (Wikimedia Commons, CC BY 2.0)
L’art à l’île Maurice : mémoire et métissage
Inhabitée jusqu’à l’arrivée des Hollandais en 1598, l’île Maurice est née du métissage de populations venues d’Afrique, de Madagascar, d’Inde, de Chine et d’Europe. Ses deux sites du patrimoine mondial sont des lieux de mémoire : le Morne Brabant, refuge des esclaves marrons, et l’Aapravasi Ghat, dépôt des travailleurs engagés indiens. Le séga, chant et danse créoles, est inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO.

Le Morne et l’Aapravasi Ghat
La montagne du Morne Brabant servit de refuge aux esclaves fugitifs (marrons) au XVIIIe et au XIXe siècle. À Port-Louis, l’Aapravasi Ghat fut, de 1849 à 1923, le lieu d’arrivée d’environ un demi-million de travailleurs engagés venus d’Inde, dont les descendants forment aujourd’hui la majorité de la population.
Le séga et les arts

Le séga, né des chants des esclaves, accompagné de la ravanne (tambour sur cadre), est inscrit au patrimoine immatériel depuis 2014. Le peintre Malcolm de Chazal, poète admiré des surréalistes, est la grande figure de l’art mauricien du XXe siècle.
Les grands artistes
Chronologie
- 1598 — Arrivée des Hollandais
- 1715-1810 — Île de France (période française)
- 1849-1923 — Arrivée des travailleurs engagés indiens
- 1968 — Indépendance de Maurice
- 2006 — Aapravasi Ghat au patrimoine mondial
- 2008 — Le Morne au patrimoine mondial
Galerie

À voir
- Le séga mauricien (vidéos YouTube)
- Le Morne Brabant (vidéos YouTube)