Départ Marignane

Arrivée et accueil da Maria. Il a fallu régler un problème de location du R’b and B à Nizza. Il fallait confirmer notre arrivée à 20 heures et j’ai été très négligeant. Aldo m’a vite accompagné sur place afin de régler le problème !
Soirée magnifique chez Nunzia qui nous a préparé un super apéro vue mer er dîner copieux à la Sicilienne !!!
Après le dîner fabuleux de souvenirs et de gastronomie petite passegiata sul lungo mare, in fronto la casa di Nunzia e Maria !!!


Derrière il y a la Calabre et le célèbre détroit de Messine, le fameux Charybde et Scylla !
Scilla une ville qui existe encore de nos jours en Calabre, la mythologie n’est jamais très loin !
Scilla (en calabrais : U Scigghiu ; en grec : Σκύλλα, Skylla) est une commune de la ville métropolitaine de Reggio de Calabre, en Calabre, dans le sud de l’Italie. La tradition y situe l’emplacement de la tanière de Scylla, monstre marin de la mythologie grecque.

Le choix entre le rocher et le gouffre
Après avoir échappé aux sirènes, Ulysse se trouve confronté à un nouveau péril : le passage entre Scylla et Charybde. Ces deux monstres, incarnations des forces marines destructrices, guettent les navires dans un détroit étroit. D’un côté, Scylla, nichée dans une grotte au sommet d’une falaise abrupte, attend sa proie avec ses six têtes affamées, prêtes à happer les marins. De l’autre, Charybde, un gouffre insondable, engloutit d’énormes quantités d’eau trois fois par jour, menaçant d’entraîner tout navire dans ses profondeurs. Ulysse, averti par la magicienne Circé, sait qu’il doit choisir entre deux maux : perdre quelques hommes à Scylla ou risquer la destruction face à Charybde.
Suivant les conseils de Circé, Ulysse décide de naviguer au plus près de Scylla, sauve ce qu’il peut, franchit la passe et échappe à la fureur de Charybde. Mais le répit est de courte durée, car Ulysse sait que le gouffre le guettera à nouveau.
Un monde marin en soi : la symbolique existentielle des éléments déchaînés
Mais, symboliquement, dans la tête d’Homère, vous comprendrez que Scylla et Charybde ne sont pas de simples monstres. Elles représentent la puissance incontrôlable et chaotique de la nature. C’est un véritable ballet d’éléments déchaînés. L’eau, la terre, l’air et le feu s’entremêlent dans un spectacle terrifiant, symbole de l’instabilité du monde face à la force brute de la nature. Et Ulysse, figure de l’humanité confrontée à l’immensité de l’univers, doit naviguer dans cet espace hostile, armé de son intelligence et de sa détermination.
► Découvrez aussi la transformation tragique de la belle Scylla en monstre à cause de la jalousie de la magicienne Circé et l’histoire du dieu marin Glaukos, amoureux éconduit…
Textes cités ou mentionnés
- Le bateau d’Ulysse arrive dans les parages de Scylla et Charybde : Odyssée XII, v. 201-203. Traduction personnelle.
- Description de Scylla par Circé : Odyssée XII, v. 85-100. Traduction par Philippe Jaccottet.
- Scylla décrite par Virgile dans l’Énéide, III, v. 425-432. Traduction inédite par Jordane Bérot.
- Description de Charybde par Circé : Odyssée XII, 101-106. Traduction par Philippe Jaccottet.
- Charybde décrite par Virgile : Énéide, III, 420-423. Traduction inédite par Jordane Bérot.
- Circé ordonnant à Ulysse de passer par Scylla : Odyssée XII, 108-110. Traduction par Philippe Jaccottet.
- Récit d’Ulysse sur Charybde : XII, 234-244. Traduction personnelle.
- Scylla dévore six compagnons : XII, 256-258. Traduction personnelle.
- Scylla fille d’Hécate : cf. Hésiode, fragment 200 Most = 262 Merkelbarch-West.
- Recette pour cuire le poisson appelé « glauque » : Athénée, Le Banquet des Sophistes, VII, § 45, 295 d. Fragment
- tiré de la comédie d’Antiphane, Philotis ; puis : comment manger le glauque, 295 f (fragment tiré des Sept contre
- Thèbes d’Amphis). Traduction par Benoit Louyest.
- Les amours malheureuses de Glaucos et de Scylla : Athénée, Le Banquet des Sophistes, 297 bc (fragment tiré de la
- Scylla de la poétesse Hédila). Traduction par Benoit Louyest.
- Circé se vengeant de Glaucos, qui la repousse, et métamorphosant Scylla en monstre : Ovide, Les Métamorphoses, XIV, v. 1-69. Traduction par Marie Cosnay (Paris, Édition de l’Ogre, 2017).
Ouvrages conseillés
Sur la navigation d’Ulysse, sur les deux routes possibles : par Charybde ou par Scylla :
Jean Bollack, « Ulysse chez les philologues », d’abord paru en 1975 dans la revue dirigée par Pierre Bourdieu , Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 5-6, p. 9-35, repris dans son livre La Grèce de personne. Les mots sous le mythe, Paris, Éditions du Seuil, 1997, p. 29-59, 377-382.
Jean Bollack, « Note sur l’épisode des Planctes », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 2, 2-3, juin 1976, p. 173-176.
André Laks et Philippe Rousseau ont constitué un dossier, à paraître dans la revue Métis, où ils contextualisent et reprennent les éléments de cette démonstration (qui renouvelle une lecture ancienne du texte).
Sur Scylla voir le livre très complet sur les différents aspects de Scylla : Mariane Govers Hopman, Scylla. Myth, Metaphor, Paradox, Cambridge/Melbourne…, Cambridge Universtity Press, 2012.
Voir aussi : Mariane Govers Hopman, « Narrative and Rhetoric in Odysseus’ Tales to the Phaeacians », American Journal of Philology, 133, 2012, p. 1-30.
Sur les images de Scylla : Florian Stilp, « Scylla l’ambivalente », Revue Archéologique, 51, 1, 2011, p. 3-26.
Sur le nombre trois (les trois respirations de Charybde) : Gabriel Germain, Homère et la mystique des nombres, Paris, Presses Universitaires de France, 1954.
Sur le livre d’Athénée, sur Glaucos (poisson et héros) : voir la traduction et les commentaires par Benoit Louyest dans son livre : Athénée de Naucratis, Mots de poissons. Le banquet des sophistes, livres 6 et 7, Traduction et commentaire, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion (Cahiers de Philologie, 26), 2009.

