
Arrivés sur la place des héros, nous avons pris la décision de visiter (ce n’était pas prévu) le musée des Beaux Arts. Nous n’avons pas été déçus et nous vous conseillons !

Concernant nos propres photos et vidéos soit je ne les trouve plus soit j’avais pris la décision pour une fois de simplement découvrir le musée sans cette contrainte des prises de vue ! Si ma mémoire est bonne nous étions fatigués alors !
Mais je compense par quelques documents trouvés sur le Net, çà changera des photos mal prises, des vidéos aux commentaires plus ou moins subtiles et parfois peu pertinentes !!
Le musée des Beaux-Arts (Szépművészeti Múzeum) est un musée d’art situé sur la place des Héros à Budapest en face du Műcsarnok à proximité du Városliget. Il a été construit à l’occasion des festivités du Millénaire de 1896.
Ce site est desservi par la station Hősök tere de la ligne
du métro.
La gestation du musée des Beaux-Arts prend plusieurs années, lesquelles s’achèvent en 1896 avec l’inscription de sa construction dans la loi votée à l’occasion des fêtes du Millénaire. La ville de Budapest met alors gratuitement un terrain à disposition, là où se dressait jusqu’alors le pavillon Rotunda, dans lequel était exposé le tableau monumental de L’Arrivée des Hongrois. Un appel d’offres est lancé en 1898, lequel est remporté par Albert Schickedanz et Fülöp Herzog[1]. Leurs plans prévoient un entrecroisement de styles architecturaux : le corps central doit être construit selon un style néo-Renaissance, tandis que la façade reprend les canons du néoclassicisme. Le chantier dure de 1900 à 1906.
Le musée est inauguré le par l’empereur d’Autriche et roi de Hongrie François-Joseph. Il ouvre ses portes au public quatre jours plus tard. Le musée rassemble alors en un même lieu des tableaux et sculptures auparavant disséminées dans plusieurs collections[1].
Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses œuvres ont été évacuées vers l’Europe de l’Ouest. Le bâtiment lui-même souffre alors de nombreux dommages physiques. Les quelques pièces qui n’ont pas été déplacées sont confisquées par les Soviétiques et figurent toujours à l’heure actuelle dans les collections des musées russes[réf. nécessaire]. La plupart des œuvres transportées à l’Ouest sont quant à elles restituées au musée et restaurées[1]. Après des travaux de réhabilitation, celui-ci rouvre ses portes en 1949. Si seules deux salles d’exposition sont accessibles à cette date (Régi Képtár et Új Magyar Képtár), les autres espaces du musée sont progressivement rendus au public les années suivantes.
L’enrichissement de la collection du musée par des œuvres d’artistes hongrois rend nécessaire la création d’un nouveau musée qui pourrait davantage les mettre en valeur. C’est ainsi que naît en 1957 la Galerie nationale hongroise dans une des ailes du palais de Budavár. Le musée des Beaux-Arts de Budapest recentre alors sa vocation sur des pièces ayant une vocation plus universelle[1].
En 2012, le gouvernement décide de réunir de nouveau ces deux institutions[1], dans le cadre du projet de quartier des musées à la lisère du Városliget. Le bâtiment rénové actuel, inauguré en 2018, réintègre alors les œuvres des artistes hongrois antérieures au XIXe siècle[1].
Peintures
Les 3 000 peintures de la collection offrent un aperçu presque ininterrompu du développement de la peinture européenne du XIIIe à la fin du XVIIIe siècle. Le noyau de la collection est constitué par les 700 peintures acquises de la succession Esterhazy. La collection est divisée en art italien, allemand, néerlandais, flamand, français, anglais et espagnol.
- Michele Pannonio, Thalie (v.1450)
- Giovanni Boccati, Vierge à l’Enfant (1473)
- Domenico Ghirlandaio, Pala Tornabuoni, Saint Étienne, 1490-1498
- Gentile Bellini, Portait de Catherine Cornaro (v.1500)
- Raphaël, Vierge à l’Enfant avec le jeune saint Jean-Baptiste (La Madone Esterházy) (1508) ; Portrait de jeune homme, 1504
- Ridolfo del Ghirlandaio, Adoration des bergers (1510)
- Giorgione, Autoportrait (v. 1510) ; Portrait d’un jeune homme (1508-10)
- Albrecht Dürer, Portrait de jeune homme (v. 1510)
- Barend van Orley, Portrait de Charles Quint (1515-1516)
- Le Corrège, Vierge au lait (v. 1525)
- Albrecht Altdorfer, Crucifixion
- Lucas Cranach l’Ancien, La Femme adultère (1532) ; Salomé avec la tête de Jean-Baptiste
- Pieter Brueghel l’Ancien, La Prédication de Saint Jean-Baptiste (1566)
- Le Greco : Marie-Madeleine pénitente (v.1580) ; l’Annonciation (1610-1612) ; L’Arrestation du Christ (v.1610) ; Le Christ au Mont des Oliviers (1610-1612)
- Annibal Carrache, Le Christ et la Samaritaine (v.1597)
- Jan Brueghel l’Ancien, Le Paradis avec les animaux et l’Arche de Noé (1613-1615)
- Pierre Paul Rubens et Antoine van Dyck, Mucius Scævola devant Porsenna (v. 1618-1620)
- Alonso Cano, Noli me tangere (1646-1652)
- Artemisia Gentileschi, Yaël et Siséra (1620)
- Diego Velasquez, Déjeuner de paysans (v. 1622)
- José de Ribera, Le Martyre de saint André (1628) ; Saint Jérôme
- Francisco de Zurbarán, Saint André (1630-1633)
- Jacob Jordaens, La Chute de l’homme (v.1630)
- David Teniers le Jeune, Chez le médecin du village (1636)
- Pieter de Hooch, Femme lisant une lettre à une fenêtre ouverte (1664)
- Georg Flegel, Nature morte avec fromage
- Albert Cuyp, Bétail à la rivière (v.1650)
- Giovanni Battista Pittoni, Sainte Élisabeth distribuant l’aumône (1740), La Nativité (v.1730-35), St Roch, St Roch II
- Giovanni Battista Tiepolo, Saint Jacques le Majeur soumettant les Maures (1750)
- Bernardo Bellotto, Place de la Seigneurie à Florence (1745-1750)
- Jacob Philipp Hackert, Le Lac de Nemi (1784)
- Angelica Kauffmann, Femme au miroir (1795)
- Francisco Goya, Portrait de l’épouse de Juan Agustín Ceán Bermúdez (v.1790) ; Le Rémouleur ; La Porteuse d’eau
- Paolo Veronese, Portrait d’un jeune homme portant de la fourrure de lynx
- Le Tintoret, Hercule chassant Faunus du lit d’Omphale
- Frans Hals, Portrait d’homme
Art moderne et contemporain
XIXe et début XXe siècle
- Pierre Bonnard, Salle à manger au Grand-Lemps (1899)
- Paul Cézanne, Le Buffet (1874-1877)
- Camille Corot, Souvenir de Coubron (1872)
- Eugène Delacroix, Campement arabe durant la nuit (1863)
- Charles-François Daubigny, Faubourgs de Villerville (1873)
- Narcisse Díaz de la Peña, Paysage (milieu du XIXe siècle)
- Paul Gauguin, Les Cochons noirs (1891)
- Maximilian Lenz, Un monde (1899)
- Édouard Manet, Dame à l’éventail (1862)
- Jean-François Millet, Vue du Puy-de-Dôme (1866), pastel sur papier
- Claude Monet, Brise-lames à Trouville (1870)
- Camille Pissarro, Le Pont-Neuf (1902)
- Giovanni Segantini, Dernier effort du jour (1884)
- Henri de Toulouse-Lautrec, Dames dans la salle à manger (1892)
- Albert von Keller, La somnambule (1895)