La promenade des Anglais ou Prom’ est une avenue longeant le bord de mer face à la baie des Anges, à Nice. Son histoire, liée aux débuts du tourisme international, et sa situation exceptionnelle, en bord de mer, longée par des hôtels prestigieux, en font l’une des plus célèbres avenues du monde.

Histoire
Au début du XIXe siècle, c’est un modeste sentier[1] terreux et pierreux, large de deux mètres, nommé « chemin des Anglais », reliant la rive droite du Paillon au faubourg de la Croix de Marbre. Il est construit de 1822 à 1824 par la communauté britannique hivernante et financé, dit-on, par le Révérend Lewis Way (en)[2],[3].
Le document no 107 annexé au Plan régulateur du Consiglio d’Ornato (lettres patentes du ) prévoit une route en bord de mer de l’embouchure du Paillon jusqu’au vallon du Magnan. La libre disposition du littoral est accordée à la municipalité par les patentes du signées par le roi Charles-Albert de Sardaigne. Le , le conseil municipal approuve le projet soumis par l’architecte de la ville, Antoine Scoffier, où figure le tracé, dessiné dès 1830[4], avec une extension et un gabarit à l’échelle de l’actuelle promenade. En 1844[5], les travaux d’équipement de cet ouvrage débutent par un premier tronçon, depuis l’angle sud-est de l’embouchure du Paillon jusqu’au vallon Saint-Philippe. Il est surélevé de cinq mètres au-dessus du niveau de la mer. Sa largeur est de vingt trois mètres dont douze seulement sont exécutés[6].
En –, la voie prend le nom de Lungomare degli Inglesi (promenade des Anglais) et est prolongée jusqu’au Magnan selon le projet de l’architecte François Aune. D’importants travaux sont ensuite effectués, elle est élargie de onze mètres pour y créer une allée à double rangée d’arbres[6]. La promenade est prolongée jusqu’à Sainte-Hélène en , Carras en , et enfin jusqu’au Var, en .
Les villas et leurs jardins sont peu à peu détruits et remplacés par des palaces, des hôtels et des casinos, ou des immeubles résidentiels. La circulation automobile se développe et commence à poser des problèmes dès les années 1920. La municipalité fait faire d’importants travaux entre l’Opéra et le boulevard Gambetta, en –, qui donnent à la promenade son aspect actuel. L’élargissement est poursuivi entre le boulevard Gambetta et l’avenue Ferber en –[2].
À sept reprises entre 1932 et 1947, la promenade est intégrée au circuit du Grand Prix automobile de Nice depuis le quai des États-Unis jusqu’au Négresco.
Longue de sept kilomètres et s’étendant de la rive gauche du fleuve Var à l’ouest jusqu’au quai des États-Unis qui en est le prolongement vers l’est, la promenade est aujourd’hui en grande partie vouée à la circulation automobile. Sur certaines sections, elle prend l’allure d’une autoroute urbaine à deux fois quatre voies.