Composé en 1521 de deux volumes de l’abbaye de Tongerlo (Province d’Anvers).

Pour visualiser l’Antiphonaire
Antonius Tsgrooten (van Oesterwyck) fut abbé de l’abbaye prémontrée de Tongerlo (en Belgique, dans le diocèse d’Anvers), à la tête de l’abbaye de 1504 à 1530. Academia.edu
Son mécénat artistique et culturel
C’est un abbé qui a beaucoup fait rayonner Tongerlo par les arts :
- Manuscrit enluminé : en 1522, il fit réaliser un antiphonaire enluminé exceptionnel, connu depuis comme l' »Antifonarium Tsgrooten » ou « Tsgrooten Antiphonary ». Ce livre de chœur monumental (plus de 300 pages) a été copié par le scribe Franciscus van Weert, qui travaillait pour plusieurs abbayes au début du XVIe siècle. Boumfestival
- Ce manuscrit a servi liturgiquement pendant très longtemps, au moins jusqu’à la fin du XVIIe siècle, avant de rester conservé à l’abbaye de Tongerlo pendant des siècles. Il a récemment été acquis par la Communauté flamande. Boumfestival
- Triptyque peint : il a également commandé un triptyque à Goswin van der Weyden, aujourd’hui conservé (représentant Dieu le Père, le Christ homme de douleurs, et l’abbé Tsgrooten en donateur avec Marie médiatrice), daté de 1507.
Contexte historiographique
Il existe une étude universitaire néerlandophone plus poussée : « Schilderkunst als spiegel van spiritualiteit », qui traite de la peinture à Tongerlo sous les abbatiats d’Antonius Tsgrooten (1504-1530) et de son successeur Arnoldus Streyters (1530-1560).
- Commandé en 1522 par l’abbé prémontré Antonius Tsgrooten pour l’abbaye de Tongerlo (province d’Anvers).
- Conçu comme un volume d’été contenant les chants de l’office divin de Pâques jusqu’à l’Avent.
- Conservé durant des siècles dans son abbaye d’origine, puis passé dans des collections privées (famille de Mérode).
- Acquis en 2008 par la Communauté flamande de Belgique pour assurer sa préservation en tant que trésor patrimonial majeur.
- Format monumental : Un très grand livre de chœur sur parchemin de plus de trois cents pages, conçu pour être lu par plusieurs chanteurs à la fois.
- Enluminures : Orné d’initiales peintes avec soin, de bordures florales et de superbes miniatures dans le style caractéristique de l’école de Gand-Bruges.
- Notation : Présente une notation musicale en carrés sur portées, modifiée ou adaptée au fil du temps selon les usages de la liturgie locale.
- L’ouvrage complet est en réalité conservé en trois volumes séparés : deux à la British Library de Londres (le psautier/hymnaire, et la partie hiver de l’antiphonaire), le troisième (partie été) étant celui numérisé et hébergé par la Communauté flamande.
- Le style des enluminures est dit « Gand-Bruges », une école réputée pour ses bordures décorées de motifs naturalistes très réalistes (fleurs, insectes, oiseaux) donnant une impression de relief.
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D’après Wikipédia (NL)
Le manuscrit est aussi appelé « Antifonarium van Tongerlo », du nom du commanditaire Antonius Tsgrooten, abbé de Tongerlo de 1504 à 1530. Ce qu’on appelle communément « l’Antiphonarium Tsgrooten » fait en réalité partie d’un ensemble conservé aujourd’hui en trois volumes : deux sont à la British Library (référencés Add. 15426 et Add. 15724) — le premier réunit un psautier et un hymnaire, le second contient la partie hiver de l’antiphonaire. WikipediaWikipedia
Une inscription sur la première garde du volume 15426 confirme que l’ouvrage a été copié par le scribe Franciscus van Weert, à la demande de l’abbé Antonius Tsgrooten, et que le travail a été achevé en 1522. Van Weert était un copiste réputé qui a produit de nombreux ouvrages pour l’abbaye d’Averbode et a aussi travaillé pour l’abbaye de Park et celle de Saint-Bernard à Hemiksem. Les enlumineurs restent anonymes, mais on sait que Van Weert collaborait régulièrement avec Adriaan Reyners de Malines, Maria van Bel de Louvain et l’artiste anversoise Catharina van Everen. Wikipedia + 2
D’après l’article de PARCUM
L’article détaille une enluminure précise, au folio 257v, représentant la légende de saint Augustin visité par le diable — une scène tirée à l’origine de la Légende dorée de Jacques de Voragine (XIIIe siècle). La bordure décorative, en style Gand-Bruges, se compose de rinceaux d’acanthe, œillets, oiseaux, insectes et petits escargots, typique du raffinement de cette école d’enluminure. ParcumParcum
L’article souligne aussi une particularité fascinante : le manuscrit ne contient pas seulement la version « prémontrée » du chant grégorien, il montre aussi comment cette version a évolué — certaines notes ont été grattées après coup pour simplifier et faciliter le chant. Un vrai témoin vivant des pratiques musicales monastiques dans le temps. Parcum